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Et au milieu de ce sympa premier titre, et des deux coups de freins intervenant juste après, se trouve Embryo, empereur désigné de ce Clubroot, par sa durée (7 min 30) et par sa beauté. Des synthés cristallins, angéliques, célestes, ouvrent le titre et violent l’âme.

Le pilonnage du rythme, lent, claudiquant, agit comme un coup de boutoir dans un estomac déjà empli de papillons.

Que dalle, il va s’éteindre discrètement, nous laissant dans un état de mi-frustration mi-quiétude absolue.

Il est alors temps d’elever le rythme, de repartir pour une cavalcade.

Une ligne de basse vrombit, le rythme s’accélère, semble vouloir s’élancer directement dans le vide, nous emportant dans sa chute, interminable, sublime, parfaite.

Anges en pleine rave dans une caverne de glace, suçant des psychotropes pour figer le monde, fatigués d’observer les hommes se bouffer les uns les autres.

En gros, après deux salves promettant un joli départ, on patine dans une musique sombre, assez répétitive sur les deux morceaux suivants, laissant la part belle aux échos et wobble bass nécrosées.D’autres, comme Scuba, ou Pinch, nous plongent dans une caverne de glace. Mais Clubroot préfère les champs enneigés à perte de vue, les falaises vertigineuses fouettées par le vent, l’immensité et la solitude steppes d’hiver.La grandeur absolue des paysages, où seuls quelques aliénés trouvent refuge pour faire la fête, danser jusqu’à perdre pied, puis mourir d’une overdose contrôlée.Un Clubbing peuplé de fantômes et autres créatures vivant en Slow-motion.Derriere un livret un peu radin en belles photos (impossible de trouver la vraie cover sur le net d’ailleurs, la photo de l’arbre ayant des teintes bleues sur le disque), mais agrémenté de pas mal de remerciements mettant en exergue la difficulté pour un label de balancer sa première grosse sortie, se cache un début d’album un peu raté.

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